Usagers de la ligne Laon – Reims : dur dur d’être consultés !

Pas facile pour les usagers de la ligne Laon <-> Reims d’être consultés en réunions publiques au sujet de la qualité du service ferroviaire sur leur ligne !

Le 28 novembre 2017, un CoReTer (Comité Régional TER) était organisé par la région Hauts-de-France à Laon. On pouvait donc s’attendre à ce que la ligne Laon <-> Reims puisse être abordée en détail à cette occasion. C’était d’autant plus important que les problèmes se sont très gravement accumulés sur cette ligne (manque de conducteurs, problèmes matériels, retards, suppressions…).

Malheureusement, cela n’a pas été possible, car, comme l’indique le compte rendu de la réunion de ce soir-là, à laquelle plusieurs membres de l’Autan ont participé :

La ligne Laon <-> Reims est gérée par le Conseil Régional Grand Est et par SNCF Grand-Est.

Il était donc bien difficile pour les personnes présentes (élus des Hauts-de-France, responsables de SNCF Mobilités en Picardie…) de pouvoir s’exprimer en détail sur cette ligne, puisque l’exploitation est du ressort de la région Grand Est.

Le 7 décembre 2017, la région Grand Est organisait justement un CoReST (Comité Régional des Services de Transports) consacré à toutes les lignes ferroviaires de la Marne. Bonne occasion, se sont dit les usagers, pour pouvoir s’exprimer sur la ligne Laon <-> Reims. Hélas, cette rencontre importante a été placée… à la Maison de la Région de Châlons-en-Champagne, en pleine soirée à 18h30 ! Autrement dit : impossible pour les Laonnois de s’y rendre en train, et difficile même pour les Rémois d’y assister ! Ce choix de ville est d’autant plus étrange que les 5 lignes traitées au cours de ce CoReST de la Marne ont toutes Reims pour terminus !

Pour éviter ces problèmes à l’avenir, l’Autan a demandé aux responsables des Hauts-de-France présents au dernier CoReTer de Laon (fin novembre 2017) que, lors des futurs CoReTer à Laon, un élu de la région Grand Est et/ou un représentant de la SNCF Grand Est puissent participer également à cette réunion.

Cette idée a été favorablement accueillie, mais on ne saura pas avant longtemps si elle sera acceptée, car, pour l’instant, la région Hauts-de-France a décidé de suspendre l’organisation de tout CoReTer sur son territoire. Il n’y aura donc aucun CoReTer en Hauts-de-France aux mois de mai-juin 2018, contrairement à l’année 2017.

Et du côté de la région Grand Est ? Un nouveau CoReST consacré aux lignes ferroviaires de la Marne est prévu le 11 juin 2018, à 18h. Mais il aura lieu cette fois… à Fismes !

Si vous êtes disponible le 11 juin pour vous rendre à l’hôtel de ville de Fismes, inscrivez-vous donc vite à ce lien pour y participer avec nous :

https://www.grandest.fr/comites-regionaux-services-de-transport-corest/corest-marne

Mais il est malheureusement impossible de faire l’aller-retour entre Laon et Fismes le soir en train ! Si les usagers de la ligne Laon <-> Reims veulent se faire entendre et dialoguer avec la région Grand Est au sujet de leur ligne, il ne leur reste donc… qu’à prendre la voiture pour s’y rendre.

Autre solution : envoyez-nous un mail à l’adresse aisnenord@gmail.com pour nous faire part de toutes vos remarques et questions sur cette ligne !

Nous dialoguerons avec vous par mail ou téléphone avant le CoReST, nous porterons vos remarques au conseil régional Grand Est durant ce CoReST, et nous vous enverrons le compte rendu de la réunion.

En tous les cas, nous souhaitons vivement que les usagers de la ligne Laon <-> Reims puissent, à l’avenir, avoir accès plus facilement aux réunions publiques qui sont destinées à la consultation des usagers.

Un CoReTer / CoReST interrégional entre les Hauts-de-France et Grand Est a eu lieu à l’automne 2017 à Château-Thierry : cette démarche a été unanimement appréciée par les usagers présents. Nous espérons que cette formule pourra être reconduite à l’avenir pour d’autres villes, dont les lignes ferroviaires sont ainsi exploitées par deux régions différentes.

Dans le cas de Laon, cette démarche est d’autant plus importante que les « problèmes de production » sont toujours nombreux sur la ligne Laon <-> Reims. La succession de grèves sur cette ligne, locale puis nationale, a fortement impacté la vie personnelle, scolaire, universitaire et/ou professionnelle des usagers. En outre, la suppression des contrôleurs sur cette ligne a aussi entraîné un certain nombre de désagréments, sur lesquels il serait important de pouvoir échanger en réunion publique.

 

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Roissy – Picardie : A Noyon, Chauny, Tergnier et Saint-Quentin, les oubliés du Rail doivent se faire entendre !

DSC03113Les médias des Hauts-de-France donnent des informations intéressantes sur l’avancée du barreau appelé « Roissy-Picardie » (Le Courrier Picard, France 3, Le Parisien…).

En effet, ce barreau qui sera réalisé entre Roissy et Creil permettra de desservir directement par TGV, au départ et à l’arrivée de Roissy, les villes de Creil et Amiens.

Cette même desserte au départ et à l’arrivée de Roissy sera également assurée par TER pour Chantilly, Creil, Compiègne et Amiens, ainsi que pour les villes moyennes comprises d’une part entre Creil et Amiens (Clermont par exemple), et d’autre part entre Creil et Compiègne (Pont-Sainte-Maxence par exemple).

Le descriptif plus détaillé de ce projet est exposé par la région Hauts-de-France.

Qui profitera du barreau Roissy-Picardie ?

Ainsi, à la fin des travaux en 2024, 26 allers-retours en TER et deux allers-retours en TGV devraient être proposés tous les jours entre la Picardie et l’aéroport. Entre 6 heures et 23 heures, il y aura :
– 17 allers-retours en TER depuis Compiègne, avec des arrêts à Pont-Sainte-Maxence, Creil et Chantilly
– 9 allers-retours en TER Creil-Roissy
– deux TGV au départ d’Amiens.
Il y aura également des allers-retours par TER entre Amiens et Roissy, mais la région ne dit pas encore combien.

Ce barreau appelé « Roissy-Picardie » sera donc très utile pour la Somme (Amiens et Clermont) et pour l’Oise (Chantilly, Creil, Pont-Sainte-Maxence, Compiègne).

Et pour l’Aisne ?

La réponse est simple : ce barreau ne sera d’aucun bénéfice pour l’Aisne. Pire, il renforcera encore davantage l’enclavement du Nord de l’Aisne et du Noyonnais !

En renforçant la desserte des villes de l’Oise et de la Somme, et en laissant complètement de côté le Nord de l’Aisne et le Noyonnais, ce barreau, dans son projet actuel, contribue à isoler encore davantage :
– le Noyonnais
– le Chaunois
– le Ternois
– le Saint-Quentinois.

Aucune de ces villes n’aura un accès sans correspondance à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, « important pôle économique et d’emplois » selon la région elle-même.

Que souhaite l’Autan ?

Nous souhaitons que, parmi les 17 allers retours Compiègne – Roissy, des TER soient mis en place en heures de pointe au départ et à l’arrivée de Saint-Quentin, en desservant les trois villes moyennes du parcours (Tergnier, Chauny, Noyon).

A défaut, les entreprises préfèreront s’installer dans les territoires mieux desservis (Oise, Somme) ; le prix des maisons baissera car le territoire ne sera pas attractif ; et le tourisme ne pourra pas se développer correctement.

Relier Roissy à Noyon et au Nord de l’Aisne, en prolongeant simplement jusque Saint-Quentin les TER envisagés au lieu de fixer leur terminus à Compiègne, permettrait aux usagers du Nord de l’Aisne et du Noyonnais qui travaillent sur site ou prennent l’avion de bénéficier également d’un accès direct à Roissy. Et cela favoriserait bien sûr le développement de ces territoires.

Transfrontalier Belgique – Hauts-de-France – Paris : enfin des bonnes nouvelles !

Dans tout l’amoncellement de menaces qui pèsent actuellement sur le système ferroviaire, une bonne nouvelle nous est parvenue… de la part de nos voisins belges !

En effet, la RTBF et d’autres médias belges nous apprennent que le rétablissement de la ligne Namur – Charleroi – Maubeuge – Saint-Quentin – Paris est un projet soutenu à la fois par la Wallonie, la région Hauts-de-France et la Société Nationale des Chemins de Fer Belges (SNCB).

Cela permettrait de rétablir une ancienne liaison qui existait depuis longtemps et qui a été malheureusement été supprimée. Ce projet permettrait de désenclaver nos territoires, de rejoindre facilement la Belgique (dont Bruxelles) et de proposer une alternative bon marché au Thalys pour effectuer le trajet Paris – Bruxelles.

Nous attendons à présent avec grande impatience que la SNCF et l’Etat manifestent eux aussi leur enthousiasme sans réserve pour la mise en oeuvre de ce projet !

Rapport Spinetta : courte revue de presse dans les différentes régions.

Le site « Sauvons le train » propose une sélection d’articles parus suite à la remise du rapport Spinetta. Le désarroi est assez général :
https://sauvonsletrain.wordpress.com/revue-de-presse/

Articles à lire ici :

> https://www.vosgestelevision.tv/Info-en-plus/Train-lignes-Epinal-Saint-Die-Epinal-KpIaVoxrG6.html
> https://www.vosgestelevision.tv/info/info/Deux-ou-trois-ans-minimum-Ghr9lcRv4z.html
> https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/16/2743732-quel-avenir-pour-les-petites-lignes-d-occitanie.html
> http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2018/02/16/ce-rapport-delaisse-les-petites-lignes
> http://regions-france.org/actualites/actualites-nationales/rapport-spinetta-regions-tres-preoccupees-lavenir-reseau-de-proximite/
> http://rmc.bfmtv.com/emission/fermetures-envisagees-de-petites-lignes-sncf-dans-le-tarn-c-est-l-incomprehension-1375140.html
> https://www.lemainelibre.fr/actualite/transports-caen-alencon-le-mans-tours-ne-sera-jamais-electrifiee-15-02-2018-212998
> https://www.lechorepublicain.fr/chartres/transport/2018/02/16/un-rapport-propose-l-abandon-des-petites-lignes-sncf-notamment-en-eure-et-loir_12742230.html
> https://reporterre.net/Trains-du-quotidien-les-usagers-temoignent

Rapport Spinetta : Quel avenir pour la gare TGV Haute-Picardie ?

Le rapport Spinetta note la grande importance, économique et écologique, du Train à Grande Vitesse en France. Il note ainsi par exemple que :

« Un voyageur en TGV émet cinquante fois moins de CO2 par kilomètre parcouru qu’en voiture, vingt-cinq fois moins qu’en covoiturage, et huit fois moins qu’en bus ».

Cependant, il suggère aussi une réduction du nombre de dessertes TGV, pour des raisons de rentabilité.  Il précise :

« Dans certains cas le principe même de desserte par un TGV ne semble pas rationnel et il conviendrait d’envisager une meilleure articulation entre les services régionaux et nationaux ».

Il nous semble donc important de connaître l’avenir que l’Etat et la SNCF souhaitent réserver à la gare TGV Haute-Picardie. Selon le rapport Spinetta :

La « zone de pertinence économique » du TGV, ce sont « les dessertes de très grandes agglomérations avec des trajets durant jusqu’à trois heures ».

La gare TGV Haute-Picardie répond-elle à cet objectif grâce à la desserte du pôle métropolitain d’Amiens et de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin ?

Nous espérons que l’Etat et la SNCF nous diront rapidement leurs intentions concernant le maintien ou non de cette gare.

L’Autan défend quant à elle deux mesures pour améliorer efficacement le raccordement de l’Aisne et de la Somme au réseau national à grande vitesse :

  • Raccorder le réseau TER et le réseau TGV en Haute-Somme, via une nouvelle liaison par voie ferrée (ou, à défaut, par car) entre la gare TER de Chaulnes et la gare TGV Haute-Picardie ;
  • Mettre en place des liaisons TER régulières entre Saint-Quentin et Roissy, lorsque le barreau Roissy-Picardie sera construit.

Quelles que soient les décisions prises, il faut en tous les cas impérativement que soit préservée, voire améliorée, la mobilité des habitants de l’Aisne, de la Somme et des alentours. Les usagers qui recourent habituellement à la gare TGV Haute-Picardie pour des raisons professionnelles et de loisirs ne doivent pas subir une dégradation de leur accès au réseau TGV.

Ainsi, nous serons attentifs à ce que les départements de l’ex-Picardie ne deviennent pas des zones encore davantage enclavées, alors que leur position géographique nationale et internationale devrait au contraire faire de ces territoires des lieux particulièrement bien desservis en termes d’infrastructures de transport.

Menaces sur les lignes ferroviaires dans l’Aisne : l’Autan tire le signal d’alarme !

Communiqué de presse de l’Association des Usagers des Transports – Aisne Nord 

« Menaces sur les lignes ferroviaires dans l’Aisne : l’Autan tire le signal d’alarme ! »

Consultation publique en ligne, ateliers territoriaux des Assises de la Mobilité, Conseil d’Orientation des Infrastructures… : les consultations menées dans le domaine des Transports ont été très nombreuses ces derniers mois. Ce cycle ouvert à l’automne 2017 s’est achevé en février 2018 avec la remise de 2 rapports officiels au gouvernement : les rapports Duron et Spinetta. Ces consultations doivent servir de base pour la future « Loi d’orientation des Mobilités » qui sera présentée au parlement dans quelques mois.

Dans ce contexte, l’association Autan, membre de la Fédération nationale des Usagers des Transports (Fnaut), exprime sa très vive inquiétude face à la conception du transport ferroviaire qui est développée dans les rapports Duron et Spinetta.

Le rapport Duron, intitulé « Mobilités du quotidien », considère que le transport ferroviaire n’est pertinent que « là où il y a un besoin de transport massifié » et qu’il faut donc « réinterroger l’usage des voies faiblement fréquentées » (p. 38).

Le rapport Spinetta, intitulé « L’avenir du transport ferroviaire », affirme lui aussi que le ferroviaire n’est pertinent que « quand les flux sont massifs », c’est-à-dire plus précisément dans deux types de cas : « zones urbaines et périurbaines denses », et « liaisons rapides entre grandes agglomérations comprises entre 1 et 3h » (p. 37).

Mais il va beaucoup plus loin dans les conséquences concrètes qu’entraîne l’application de ce principe. Il distingue (pp. 50 et 52) deux types de liaisons ferroviaires directement menacées à court ou moyen terme, dont la fermeture est recommandée à des fins d’économies, après une étude de chacune au cas par cas. Nous illustrons ci-dessous chacune de ces catégories avec des exemples tirés des lignes des Hauts-de-France explicitement pointées du doigt dans le rapport :

1) « Petites lignes » à faible fréquentation (moins de 20 trains par jour) :

– Laon – Hirson ;

– La Ferté-Milon – Fismes – Reims ;

– Beauvais – Le Tréport – Abbeville ;

– Lourches – Valenciennes ;

– Lille – Comines ;

– L’étoile ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise (vers Etaples – Le Touquet, Béthune et Arras).

2) « Petites lignes » à fréquentation plus élevée (plus de 20 trains par jour) :

– Laon – Soissons – Crépy-en-Valois ;

– Douai – Cambrai (tronçon utilisé par l’actuelle liaison Lille – Saint-Quentin…) ;

– Amiens – Compiègne ;

– Lille – Béthune.

Les usagers des lignes ci-dessus peuvent d’ores et déjà commencer à s’inquiéter, car la suppression de ces liaisons est hélas une réalité tout à fait clairement envisagée. Certaines d’entre elles (comme La Ferté-Milon – Fismes par exemple) ont d’ailleurs déjà été fermées, et d’autres sont gravement menacées à très court terme, comme Abbeville Le Tréport !

Enfin, le rapport Spinetta demande également à l’Etat de s’interroger sur le maintien de lignes secondaires dont il considère que le trafic est « faible au regard des densités de circulation observées chez nos voisins européens ». Il réclame pour ces lignes, comme sur les « petites lignes » listées ci-dessus, que soit établie « une vision précise de l’état des lignes, des besoins d’investissements et de l’utilité collective de ces investissements » (p. 52).

Cela signifie que pèse donc également sur ces lignes un risque sérieux de fermeture ! Dans les Hauts-de-France, cela concerne en particulier les liaisons suivantes :

– Amiens – Ham – Tergnier – Laon (le tronçon Amiens – Tergnier est aussi utilisé actuellement pour la liaison Saint-Quentin – Amiens) ;

– Laon – Reims ;

– Amiens – Abbeville – Boulogne – Calais ;

– Amiens – Rouen.

Nous craignons également la fermeture de nombreuses gares et de points d’arrêt. Le rapport préconise en effet que « la partie voyageurs des gares et haltes pourrait être confiée à terme aux régions » (p. 107).

L’Association Autan dénonce vigoureusement ces projets qui n’expriment qu’une simple vision comptable du transport ferroviaire, basée sur des modèles économiques et financiers contestables. Si de telles préconisations étaient appliquées, l’aménagement de nos territoires et la mobilité des habitants seraient gravement impactés.

Selon nous, l’Etat ne peut pas se décharger ainsi de ses obligations en matière de transports et d’aménagement du territoire, en attribuant soudain ces compétences exclusivement aux régions, dont certaines, comme les Hauts-de-France, n’ont pas les moyens financiers suffisants pour compenser intégralement le désengagement croissant de l’Etat. Seule la mobilisation conjointe des usagers, des agents SNCF et des élus locaux pourra montrer à l’Etat toute l’importance de ces liaisons pour nos territoires, et le faire renoncer à détruire notre patrimoine ferroviaire régional.

Présentation de l’AUTAN dans le journal « L’Aisne Nouvelle ».

Suite à notre réunion du samedi 29 octobre 2016, le journal « L’Aisne Nouvelle » présente notre association dans son édition du 31 octobre.

L’article est intitulé : « Saint-Quentinois : des usagers des transports s’organisent et s’associent pour mieux compter ».

Vous pouvez y accéder en ligne au lien suivant :

http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentinois-des-usagers-des-transports-ia16b108n428572

Merci à la journaliste et au photographe de l’Aisne Nouvelle d’être venus à notre réunion !